Rétrospective #3 | GABRIELLE

Dans le cadre de la rétrospective Mathieu Isabelle, nous vous présentons cette semaine...


GABRIELLE


SA SYMBOLIQUE


L’année 2013 a marqué l’atteinte d’un grand but pour Mathieu; il pourra désormais vivre entièrement de son art et un carnet de commandes commencera à prendre forme.


Après plus de 13 ans à faire de la sculpture, dont les 3 dernières années à créer des œuvres de grand format, Mathieu sent enfin qu’il prend sa place.


Les 3 œuvres précédentes exprimaient des messages forts de sens pour lui et il est maintenant ouvert à laisser venir l’inspiration de n’importe où; à créer ce qui « le drive ».


L’idée de Gabrielle arriva donc complètement par hasard, quant à la blague, dans le bureau d’une amie, il vit un dévidoir à ruban adhésif en forme d’escarpin et dit, à la blague, qu’il pourrait faire un énorme talon haut!


Il se dit alors…et pourquoi pas? L’idée de pousser encore plus la démesure en ayant pour thème un objet qu’on a l’habitude de voir tout petit et d’en créer une œuvre monumentale l’intéressait vraiment!


De plus, il trouvait que les talons hauts avaient une forte symbolique si l’on considère qu’à travers l’histoire, les hommes de pouvoir les avaient portés, qu’ils furent un symbole de séduction puis d’affirmation. Pour lui, il s’agissait du parfait symbole évoquant le chemin parcouru par les femmes et un éloge à celles qui accomplissent de grandes choses.


C’est justement en référence à Coco Channel, de son vrai prénom « Gabrielle » qu’elle fut nommée.


On peut lire sa description officielle :


Exemple par excellence de ce que la mode peut engendrer, la chaussure à talon haut est synonyme de féminité, de raffinement et d’élégance.


Fidèle témoin des changements sociaux et culturels, sa forme et sa hauteur ont traversé les époques en affirmant leur représentativité historique.


En créant Gabrielle, l’artiste Mathieu Isabelle, nous rappelle qu’il nous faut faire fi des opinions malencontreuses et négatives, pour entreprendre notre marche de la vie sur les sentiers de la confiance et de la droiture.


LA CONCEPTION


Pour avoir un exemple auquel se référer, Mathieu a tout simplement volé un escarpin à sa femme! Et comme il fallait que l’œuvre ait « une bonne vibe » il était exclu de prendre une veille paire…non, ses préférés voyons! (Demandez-lui dans quel état revient un escarpin après avoir passé des mois dans un atelier de soudure!!??)


Il entama la conception avec sa technique habituelle, en concevant une structure de lattes ne sachant pas encore comment il reproduirait le « tissu ».


Au départ, son plan était d’intégrer une mosaïque de petits carrés entre les lattes qu’il avait l’habitude de créer, mais au moment de concevoir les mosaïques, il se rendit compte qu’il venait de produire un « effet tissus »! Il utilisa donc les lattes pour établir la structure à recouvrir de sa mosaïque et les retira ensuite pour ne laisser que la mosaïque de petits carrés.

Au moment de poser la boucle, encore une fois, son gout pour la démesure prit le dessus et il s’assura qu’elle soit surdimensionnée.


Le choix de créer cette œuvre lui permit aussi d’installer un respect pour ses décisions artistiques auprès de ses agents de l’époque qui n’étaient vraiment pas en faveur de ce thème, mais qui, une fois l’œuvre terminée, se raviseront et décidèrent de faire confiance à Mathieu et de ne plus interférer dans ses choix créatifs.


Fait intéressant, Gabrielle fut modifiée quelques années plus tard afin de rendre le talon amovible, ce qui pouvait réduire sa taille et pour lui permettre d’être exposée dans des endroits intérieurs où les accès sont plus restreints.


LA PLUS EXPOSÉE !


Gabrielle a rapidement été utilisée pour faire des apparitions publiques. Il s’agit de l’œuvre qui cumule, à ce jour, le plus d’expositions diverses. Vous pouvez l’avoir aperçue au Centre Bell et à la Place Ville-Marie de Montréal, dans des évènements divers comme, par exemple les « Diners en Blanc », aux Galeries de La Capitale et à la place Sainte-Foy de Québec en plus d’avoir visité des écoles primaires des Laurentides.


Elle a aussi fait très bonne impression au Art Basel de Miami en 2015, une exposition reconnue mondialement à laquelle Mathieu n’a pas pu assister personnellement pour assister à la naissance de son fils.


UNE OEUVRE DISPONIBLE


Quoi que souvent exposée, Gabrielle demeure, pour l’instant, invendue, et fait partie du très restreint stock d’œuvres disponibles de Mathieu. Elle est actuellement à la galerie Ni Vu Ni Cornu de Québec.


Parmi les ventes qu’elle a générées, Mathieu a créé, en 2013, une version plus petite, soit de 5.5 pieds de hauteur, inspirée de Gabrielle, à la demande d’un client du Texas.


GABRIELLE | Mathieu Isabelle, Artiste Sculpteur

GABRIELLE

Année : 2013

Dimensions : 11 x 7 x 13 pieds

Matériaux : Acier inoxydable

Crédits photo: Leclair Photo

Oeuvre disponible, contactez-nous !

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